Vous souhaitez lancer votre propre restaurant en 2020 ? Les opportunités ne manquent pas malgré la crise du Covid-19, dans un secteur marqué par une reprise économique bien présente. Découvrons ensemble tout ce qu’il faut savoir pour mener votre projet de A à Z dans les meilleures conditions !

 

Ouvrir un restaurant : Comment structurer correctement votre projet avant de vous lancer ?

 

Avant de bâtir votre offre de restauration, il est impératif de connaître votre marché sur le bout des doigts. Pour cela, il convient de faire une étude de marché spécifique à votre zone de chalandise, afin de mieux comprendre la structuration de la demande et l’intensité de l’offre concurrentielle. Cette dernière englobe à la fois les restaurants rapides proposant des produits et tarifs similaires aux vôtres, mais aussi les concurrents indirects (supermarchés, restaurants traditionnels, etc.) Les objectifs sont pluriels :

  • Comprendre l’offre que vous proposez
  • Comprendre l’adéquation entre votre offre et la demande potentielle
  • Comprendre la concurrence en restauration afin de vous distinguer, et assurer le succès de votre projet

 

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Commencez par analyser le marché au sens large, en vous munissant des principaux chiffres clés de la branche de la restauration concernée (cuisine française, italienne, japonaise, kebab, à emporter, etc). Ensuite, étudiez l’offre et la demande proches de votre établissement, et bâtissez votre stratégie.

On distingue 4 niveaux de concurrence :

  • Premier niveau : les commerçants proposant les mêmes produits au même prix, et aux mêmes clients
  • Deuxième niveau : les commerçants proposant des produits similaires aux vôtres, mais à des prix différents
  • Troisième niveau : les commerçants proposant un service de restauration rapide
  • Quatrième niveau : toutes les alternatives à la restauration rapide incluses dans le poste budgétaire Alimentation (supermarchés, commerces alimentaires de proximité, restaurants traditionnels)

Dans l’univers de la restauration rapide, la qualité des produits vendus est naturellement le premier critère différenciant pour construire votre position sur le marché. Vient ensuite votre compétitivité-prix puis hors-prix (la qualité de votre marque, sa désirabilité aux yeux des clients, votre programme de fidélité, votre packaging, vos bons plans et les évènements autour de votre établissement, etc). Construisez ensuite un plan d’action réalisable et normé dans le temps afin d’appliquer toutes les revendications de vos clients.

Aussi, une formation pour ouvrir un restaurant rapide est nécessaire dans la réalisation de votre projet. Un diplôme spécifique est-il exigé ? La réponse est non. En revanche, plusieurs compétences sont particulièrement recommandées pour favoriser le succès de votre établissement. Pour en attester, il est indispensable d’obtenir un permis d’exploitation. Il nécessite de suivre une formation de 10 heures, répartie en deux jours et demi. Pour les personnes disposant de plus de 10 ans d’expérience, elle peut être restreinte à une journée. Votre permis d’exploitation doit être renouvelé tous les dix ans, en suivant une formation de remise à niveau d’une durée de 6h. Il est également nécessaire de poursuivre une formation liée au respect de l’hygiène alimentaire, ainsi qu’à la commercialisation de boissons alcoolisées (le cas échéant).

 

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Enfin, il est important de connaître le statut juridique de restaurant rapide que vous souhaitez adopter. La SARL est plébiscitée par près de la moitié des restaurants en France. Elle intègre obligatoirement plusieurs associés, se distingue par sa simplicité de création, de gestion et de dissolution. Aucun capital social minimum n’est obligatoire. Aussi, la responsabilité de l’associée est limitée au montant de ses apports en capital. S’il n’existe qu’un seul associé, on parle alors d’EURL. D’autres entrepreneurs font le choix de créer une entreprise individuelle, ou une SAS. Cette décision doit être tranchée à l’aune de votre situation personnelle. N’hésitez pas à recourir aux conseils d’un notaire ou d’un avocat pour obtenir un conseil de qualité.

 

 

Comment financer l’ouverture de votre restaurant rapide ?

 

Avant de partir à la recherche de nouveaux financements pour ouvrir un restaurant, il est nécessaire de déterminer précisément le budget dont vous avez besoin. Pour y parvenir, il est impératif de construire un business plan. Il est un outil de pilotage indispensable, et doit permettre de comprendre l’intérêt de votre projet, son potentiel de croissance et ses performances financières estimées. Cette dernière étape est au cœur de notre réflexion, et consiste à présenter un bilan prévisionnel, un compte de résultat prévisionnel et un tableau de flux de trésorerie prévisionnel. Il permet d’estimer concrètement le niveau de votre trésorerie nette totale et ainsi d’établir votre budget pour ouvrir un restaurant rapide.

 

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Parmi les charges à prévoir, la masse salariale, les achats de marchandises et matières premières (nourriture, boissons, etc.) ainsi que les charges fixes (gaz, électricité, loyers, etc.) constituent vos principaux postes de dépenses. Les investissements initiaux à réaliser se limitent au capital social de l’entreprise, à l’achat du matériel et à l’aménagement de l’établissement.

La première source de financement à laquelle on pense souvent est l’apport personnel. Il consiste à investir votre propre épargne pour constituer les capitaux propres de votre entreprise. Il sert généralement à constituer le capital social de l’entreprise, et son besoin en fonds de roulement pour combler tous ses besoins de liquidités. Pour autant, tout le monde n’est pas en mesure de mobiliser une certaine somme de son épargne personnelle pour lancer son projet professionnel. Mais, même s’il est possible d’ouvrir un restaurant sans apport, il existe d’autres sources de financement !

Parmi les financements externes disponibles, l’emprunt bancaire est le plus courant. Le contexte actuel de taux bas rend l’octroi de crédits bancaires plus facile. Cependant, les banques françaises manquent parfois de dispositifs appropriés à destination des professionnels de la restauration. Il est aussi nécessaire de fournir des cautions et garanties, parfois difficiles à obtenir.

 

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Parmi les moyens plus innovants, vous pouvez lancer une campagne de crowdfunding via une plateforme en ligne prévue à cet effet (KissKissBankBank, Leetchi, Raizers, Wiseed, Ulule, Wydden, etc.) Le crowdfunding, ou financement participatif, est une nouvelle manière de récolter des fonds pour financer votre projet. Ces prêts innovants peuvent être rémunérés sous différentes formes :

  • Via le paiement d’un intérêt, comme un prêt traditionnel
  • Via un avantage en nature (bon de réduction, invitation à un évènement, etc.)

Ce mode de financement est aussi utilisé pour fédérer une communauté d’ambassadeurs et de personnes soutenant un projet. Une campagne de crowdfunding en restauration permet d’accumuler 6 000€ en moyenne.

Il existe trois types de crowdfunding :

  • Le don. Il peut être obtenu en contrepartie d’une récompense. Il peut s’agir de fonds levés en faveur d’opérations caritatives. Dans ce cas, les contreparties sont le plus souvent en nature
  • Le prêt participatif (ou crowdlending) est similaire à une dette classique, moyennant le paiement d’un intérêt. L’investisseur est donc un créancier de l’entreprise
  • L’investissement participatif (ou crowdequity) consiste à investir en capitaux propres au sein de l’entreprise, et à en devenir actionnaire. Ces parts lui donnent un droit de vote lors de l’assemblée générale. Il peut alors recevoir un dividende, et revendre ses parts à un tiers (selon les dispositions prévues dans les statuts). Le risque de perte en capital est davantage présent dans ce mode de financement

Dans la même veine, le love-money consiste à solliciter la générosité de vos proches (parents, amis, connaissances, etc.) afin de leur proposer un prêt rémunéré entre particuliers. Plusieurs alternatives sont possibles : don pur, prêt à taux zéro, paiement d’intérêts, ou octroi d’une partie des parts sociales de l’entreprise.

 

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Enfin, les restaurateurs sont régulièrement la cible de dispositifs d’aide à la création d’entreprise des pouvoirs publics afin de les encourager dans leurs démarches. Par exemple, l’ACCRE (Aide aux demandeurs d’emplois créant ou reprenant une entreprise) permet de bénéficier d’une exonération partielle de charges sociales tout en cumulant vos ARE (Allocations de Retour à l’Emploi).

Le NACRE bénéficie aux jeunes entrepreneurs (entre 18 et 26 ans) pour les aider à fonder rapidement leur projet via l’attribution d’un prêt à taux zéro (dont le montant varie entre 1 000 et 10 000 euros) d’une durée maximale de 5 ans.

Dans le même temps, Pôle Emploi se mobilise en faveur de la création d’entreprise grâce à l’ARCE (« l’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise »). Elle permet d’accompagner les repreneurs financièrement en leur versant leurs allocations chômage sous forme de capital. 45% des ARE restant à percevoir sont versées par anticipation pour participer au financement de la nouvelle entreprise.

Rapprochez-vous également de la Chambre de Commerce et d’Industrie de votre région pour bénéficier des nombreux prêts d’honneurs ou dispositifs d’accompagnement au quotidien.

Enfin, avez-vous pensé aux aides de la Banque Publique d’Investissement (BPI France) ? Elle accompagne les professionnels de la restauration rapide grâce à sa bourse de la transmission, mettant en relation des vendeurs et repreneurs d’entreprise sur tout le territoire. BPI France propose également un contrat de développement transmission sous forme de complément de prêt bancaire dont le montant peut atteindre jusqu’à 400 000€. Le fonds d’investissement BPI France Capital Transmission sert à financer les projets de reprise d’entreprise.

 

 

Quelles sont les normes et les réglementations obligatoires à respecter ?

 

Tout exploitant d’un restaurant doit impérativement détenir une licence d’exploitation en règle. Il existe plusieurs types de licence :

  • « Débit de boissons à consommer sur place » pour les débitants de boissons pendant et en dehors des repas
  • « Restaurant » pour être habilité à vendre des boissons alcoolisées pendant ou en dehors des repas. On distingue la « petite » licence restaurant, permettant de commercialiser des boissons de catégorie 1 et 2 (sans alcool et fermentées non distillées) et la « grande » licence permettant de commercialiser aussi des alcools forts (rhums, alcools distillés et toutes autres boissons alcoolisées). La grande licence ne permet de distribuer des alcools forts seulement à l’occasion des repas, et en vente sur place. Tous les restaurants autorisés à distribuer des boissons alcoolisées sur place le sont aussi pour la vente à emporter, dans les mêmes catégories de boissons.

Viennent ensuite les normes d’hygiène en restauration rapide, qui occupent une place capitale dans la restauration rapide. Il s’agit d’un domaine extrêmement réglementé, parfois complexe à comprendre. L’exploitant d’un restaurant doit effectuer une déclaration d’existence auprès de la DDPP ou de la DDCSPP dépendantes de la Préfecture de référence de l’établissement. L’ensemble des règles d’hygiène applicables sont recensées dans l’arrêté du 21 décembre 2009.

Afin que vos locaux soient en totale conformité avec la loi, vous devez respecter certaines règles générales, comme effectuer un nettoyage fréquent ou encore équiper votre restaurant d’une ventilation en état de marche.

De plus, certains équipements doivent être présents dans votre établissement pour respecter la réglementation en restauration rapide :

  • Des lieux de stockage consacrés au froid
  • Des toilettes et espaces hygiéniques destinés exclusivement à votre personnel en cuisine
  • Des équipements afin d’assurer un lavage des mains optimal

N’oubliez pas qu’aucun client n’est autorisé à entrer en cuisine, sauf s’il est équipé d’une tenue adéquate.

Le travail de la nourriture est l’élément le plus sensible en matière de respect des normes d’hygiène. Les plans de travail, ustensiles de cuisine et toutes les surfaces de travail doivent être préalablement lavées et désinfectées lors de chaque utilisation. Selon la loi, le personnel en contact avec la nourriture doit obligatoirement porter des tenues adaptées à la restauration, et uniquement utilisées en cuisine (un tablier, une charlotte, des chaussures adaptées, etc.) Sachez qu’un employé malade n’a pas le droit de toucher les aliments. Aussi, le lavage des mains est obligatoire à chaque fois qu’il passe d’une zone sale à une zone propre.

 

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En termes d’accessibilité des locaux, tous les établissements recevant du public sont tenus de respecter les normes suivantes de telle sorte à :

  • Permettre l’évacuation rapide et en sécurité des occupants
  • Avoir une ou plusieurs façades en bordure de voies permettant une évacuation d’urgence facile
  • Avoir au moins 2 sorties de secours
  • Être composés de matériaux et d’éléments de construction présentant des qualités de réaction et de résistances appropriés face au feu
  • Être aménagés de façon à assurer la bonne sécurité des occupants.

Ces normes concernent particulièrement les appareils de cuissons, de chauffage, l’éclairage et l’ensemble des appareils électriques.

Enfin, vous disposez d’un véritable devoir d’information des clients. Ceci vous oblige à afficher clairement l’ensemble des tarifs TTC, l’interdiction de fumer à l’intérieur, l’affiche relative à la protection des mineurs, à la répression de l’ivresse publique, l’origine des viandes bovines cuisinées et l’ensemble des allergènes contenus dans vos plats.

Enfin, rappelons que les horaires d’ouverture de votre établissement sont fixées par arrêté préfectoral, et dépendent de votre zone géographique d’implantation. Ils doivent être scrupuleusement respectés sous peine de sanction.

L’ensemble des autres obligations à respecter se situent dans la convention collective en restauration rapide. Elle précise notamment la classification des salariés, l’organisation des périodes préalables à l’embauche, le salaire minimum légalement imposé par métier, le déroulé d’un licenciement, l’organisation des jours de congés, etc. Cela permet de prendre en charge les spécificités, les risques, les responsabilités propres à chaque métier, et de s’accorder collectivement sur un ensemble de règles fondamentales.

 

Créer, reprendre ou innover : Quelle option choisir pour ouvrir votre restaurant ?

 

Créer votre propre restaurant, développer un concept en franchise, reprendre un restaurant indépendant, etc., sont autant de possibilités existantes pour ouvrir votre restaurant.

La restauration rapide offre de nombreuses opportunités aux entrepreneurs souhaitant se développer en tant que franchisé. Tout d’abord, l’accès à un concept fort est un facteur d’attractivité essentiel. Vous réduisez votre risque d’erreur, et cela est plus rassurant. S’ajoutent tous les avantages de l’entrepreneuriat en réseau permettant une mutualisation des coûts. La franchise permet un démarrage rapide et optimal de votre activité.

Mais surtout, les investissements à réaliser sont plus faibles par rapport à un commerce traditionnel. Certaines chaînes comme Speed Burger ou U’S Canteen n’exigent que 20 000 € d’apports personnels pour lancer un commerce. Pour ouvrir un Burger King, les sommes peuvent atteindre 300 000€ par exemple. Malheureusement, ouvrir une franchise sans apport n’est pas une pratique courante dans le monde de la restauration rapide. Certaines marques permettent aux candidats ayant toutes les compétences mais pas les capacités financières pour ouvrir un restaurant de les accompagner dans leur projet en leur octroyant des conditions de financement plus abordables. Ils peuvent aussi devenir salariés du restaurant ou bénéficier d’une franchise participative par exemple.

 

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Parmi les tendances les plus en vogue, ouvrir une franchise de food truck permet de bénéficier de nombreux avantages particulièrement appréciés par de nombreux entrepreneurs. Depuis 2011, les food trucks ont su consolider les fondamentaux de leur marché, en capitalisant sur des concepts forts pour créer de la valeur aux yeux du client. Parmi les motifs encourageant des individus à ouvrir un food truck en franchise, bénéficier de la notoriété d’une marque est le premier invoqué (35%). Vient ensuite la possibilité de s’appuyer sur la puissance et les moyens d’un réseau (25%), et la possibilité de bénéficier d’un accompagnement pour développer son entreprise (24%).

La première étape consiste à bien choisir votre contrat de franchise. Plusieurs types de contrats existent :

  • La concession : un fournisseur réserve à un commerçant, pendant une période limitée, l’exclusivité de la vente d’un produit dans une zone déterminée, à condition qu’il respecte certaines contraintes
  • La licence de marque : un accord par le biais duquel le titulaire d’une marque autorise une autre personne (le licencié) à utiliser cette marque, moyennant le versement de redevances.
  • Le partenariat : Relativement proche de la franchise, le contrat de partenariat reprend deux de ses éléments essentiels : l’enseigne et l’assistance technique. La transmission du savoir-faire n’est quant à elle pas systématique, puisque la collaboration se fait le plus souvent entre des professionnels possédant déjà le savoir-faire nécessaire à l’exercice de l’activité.

Parmi les franchises en restauration rapide ambulante les plus dynamiques, nous pouvons relever : Le boudoir des cocottes, Le Camion qui fume, Thaï la Route, Lari’s & Co, Eat the Road, PUR, La Brigade, etc.

Vous avez également la possibilité de reprendre un restaurant rapide déjà existant. Avant toute chose, commencez par analyser les performances financières de l’établissement. Le niveau de chiffre d’affaires et son évolution sont les premiers indicateurs à scruter. Il doit être comparé avec celui de la concurrence, et dans le même périmètre géographique. Si le chiffre d’affaires est stable, votre priorité consiste à chercher de nouvelles opportunités pour le faire croître. Un chiffre d’affaires en hausse est aussi un bon signe. Il est aussi nécessaire de décortiquer les comptes annuels du restaurant, le niveau de dette, sa profitabilité et le montant total de sa trésorerie.

Parvenez ensuite à bâtir une analyse stratégique de l’établissement en capitalisant sur ses avantages comparatifs et compétitifs. Votre priorité consiste ensuite à analyser l’adéquation entre la situation géographique du restaurant et votre clientèle cible. Analysez le profil de vos clients cibles, leur budget, leurs habitudes de consommation, leurs critères de préférence, leur fidélité, etc.

Enfin, étudiez la politique de ressources humaines du restaurant, à savoir son chef cuisinier et la manière dont il sait adapter sa carte aux nouvelles attentes des clients. Choisir l’offre la mieux adaptée aux attentes des clients est votre premier enjeu. Véritable travail d’équipe, le chef d’entreprise et le personnel dialoguent avec les clients. Le chef connait le secteur de la restauration, et possède souvent d’excellentes idées de recettes. Ces deux points de vue sont essentiels pour définir la carte idéale.

 

 

Tous les restaurants ne sont pas bons à reprendre ! Il est possible de réaliser de bonnes affaires, tout comme de tomber sur un os. Pour optimiser vos chances de réussir, il est important de suivre cette méthode afin d’analyser rigoureusement l’intérêt de chaque possibilité !

Enfin, avez-vous pensé à la location-gérance ? La location-gérance de restaurant, ou gérance libre, est un contrat par lequel le propriétaire d’un fonds de commerce ou d’un fonds artisanal loue son fonds à un tiers, qui l’exploite. Cela donne aussi la possibilité à l’exploitant de racheter le fonds de commerce après une ou plusieurs années passées en tant qu’exploitant. La jouissance du fonds de commerce est concédée en contrepartie d’un loyer. Le locataire-gérant est alors libre d’exploiter l’établissement comme il l’entend, et de tester sa viabilité économique avant de le racheter éventuellement et reprendre le restaurant.

Il existe trois types de location-gérance :

  • La gérance libre : Bénéfices, pertes et charges d’exploitation de la société sont à la charge du locataire, et le propriétaire du fonds est solidaire des dettes pendant un délai de six mois
  • La gérance non salariée : Le locataire est « mandaté » pour faire fonctionner le commerce, et la rémunération est déterminée selon le montant total du chiffre d’affaires (fixe et/ou variable)
  • La gérance salariée : Ce statut sert régulièrement de préalable avant une gérance libre. Le locataire est salarié, et rémunéré par le propriétaire du fonds de commerce, en fonction du chiffre d’affaires ou des bénéfices. Les risques sont supportés par le propriétaire.

Si vous êtes propriétaire, ce régime s’avère intéressant si vous souhaitez tirer une redevance d’un local commercial sans consacrer du temps à son exploitation (par manque de temps, d’envie ou de compétences par exemple). Si vous êtes locataire-gérant, il est possible de tester la viabilité d’une activité professionnelle sans prendre le risque d’acheter le fonds de commerce et vous endetter pour ouvrir un restaurant rapide.

 

Développer un concept fort et attractif : comment faire votre choix ?

 

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La restauration rapide est un marché dynamique et de plus en plus concurrentiel. La course aux concepts innovants et aux bonnes idées créée un contexte stimulant et propice à l’entrepreneuriat. Autrefois synonyme de mauvaise santé, la restauration rapide s’affiche aujourd’hui comme un partenaire de votre équilibre alimentaire, et d’une démarche qualité irréprochable. Les produits bio, les préparations plus saines privilégiant les saveurs, votre santé, les plats vegan, végétariens ou sans gluten ont désormais leur place dans la majorité des enseignes.

Parmi les concepts qui ont le vent en poupe, nous pouvons relever ceux :

  • À base de burgers & bagels
  • À l’esprit « world food »
  • Les bars à vins et à bières
  • Orientés vers le fast casual, bio et healthy
  • Les bars à salade
  • Les coffee shop et salons de thé en franchise
  • Les crêperies (un indémodable !)
  • Les french tacos
  • Les restaurants représentant des spécialités d’une région de France ou d’un pays

En 10 ans, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 160 % en passant de 7,3 milliards d’euros en 2007 à 19 milliards d’euros en 2018 !

Avec la multiplication des commerces de restauration rapide, retenir l’attention des clients et les attirer sur la base d’une offre unique est un prérequis indispensable. La bonne idée est celle qui vous permettra de vous démarquer de la concurrence locale !

Vos prix sont un déterminant de première importance. En effet, il s’agit d’un paramètre essentiel scruté par tous les consommateurs. Proposer une restauration simple, de qualité et à un prix modéré est devenu un véritable défi, les consommateurs désirant manger mieux et moins cher. Pour répondre à ces nouveaux défis, la personnalisation des recettes est une solution pour diversifier votre offre sans modifier vos approvisionnements.

Le digital est devenu un levier de croissance majeur des entreprises. Pour créer de la valeur aux yeux du client, rien de mieux que de faire parler de vous sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, et surtout Instagram sont les nouvelles armes de votre communication !

De nombreux entrepreneurs font le choix de surfer sur la tendance et d’ouvrir un kebab. Simples, rapides et de qualité, ces préparations à base de viande coupée en morceaux et rôtie à la broche rencontrent un franc succès auprès de nombreuses couches de la population. Il faut savoir qu’une cinquantaine d’établissements (seulement) sont affiliés à des chaînes en France, et plus de 99% du marché est constitué d’acteurs indépendants. Les kebabs gourmets réalisés à base de produits frais font succès, tout comme les alternatives diététiques similaires à des wraps.

Enfin, les food trucks attirent de nombreux clients en raison de leur concept innovant, véritable alternative aux restaurants rapides ou aux boulangeries traditionnelles. En France, en 2019, près de 2 food trucks sont créés chaque jour. Les food trucks se multiplient, c’est pourquoi il est indispensable de démarquer votre offre de la concurrence. Pour y parvenir simplement, rien de mieux qu’un concept fort pour créer de la valeur aux yeux du client, et rendre votre établissement unique. Certains proposent un type d’alimentation particulier, tel que les sushis, les burgers, la cuisine terroir, etc. D’autres orientent leur offre vers les personnes végétariennes, vegan, etc.

Pour exploiter votre food truck, il est indispensable d’obtenir une immatriculation auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Si vous réalisez la vente de produits non transformés, vous devez également vous immatriculer auprès de la Chambre du Commerce et de l’Industrie. L’autorisation d’occupation du domaine public permet, quant à elle, d’occuper le sol de manière temporaire pour y mener votre activité commerciale. Plus spécifiquement, on distingue 3 types d’autorisations : le permis d’installation sur un marché, le permis de stationnement, et le permis de voirie. Pour les obtenir, il faut répondre à une permission de voirie en répondant à un appel de proposition de la mairie.

 

Comment vous organiser et être épanoui au quotidien ?

 

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C’est un problème rencontré par de nombreux foyers français : préserver un équilibre vie privée et vie professionnelle relève parfois du casse-tête. Pour profiter de vos proches, il faut être 100% à leurs côtés : déconnectez votre téléphone professionnel en dehors de vos heures de bureau, et ne synchronisez pas votre messagerie professionnelle sur votre téléphone personnel.

Pour concilier vie familiale et vie professionnelle, il est nécessaire de s’organiser au quotidien de manière rigoureuse et efficace. En effet, la restauration rapide est un secteur particulièrement éprouvant (turn-over important, horaires extrêmes, travail dans des conditions difficiles, etc.) et nécessite une grande rigueur au quotidien. Par exemple, plébiscitez le télétravail pour l’ensemble des tâches administratives, légales, fiscales, marketing et de communication.

La première des choses consiste à répartir correctement les tâches au sein de vos équipes, via un planning de travail équilibré. Vous devez afficher le planning individuel de chaque collaborateur au moins 15 jours à l’avance.

Adoptez un schéma d’organisation en 4 étapes :

  • Plan : Définissez vos objectifs et les moyens à mobiliser pour les atteindre
  • Do : Réalisez concrètement chaque mission
  • Check : Suivez et évaluez les résultats obtenus, et corrigez-les si besoin
  • Act : Définissez de nouveaux objectifs et commencez un nouveau cycle, plus ambitieux

La restauration est connue pour ses traditionnels « coups de feu ». L’urgence fait partie intégrante du métier. Hiérarchisez les priorités, distinguez les tâches urgentes et les tâches (seulement) importantes. La restauration est un secteur particulièrement éprouvant, où les salariés sont souvent soumis à rude épreuve. Raison supplémentaire pour vous fixer des limites.

La restauration est avant tout un travail d’équipe. Apprenez à communiquer avec chacun pour mieux déléguer les missions, répartir équitablement la charge de travail et veiller au bien-être de tous. Selon une récente étude menée par Cap Enfants, 75% des salariés souhaitent travailler suffisamment pour bénéficier d’un train de vie qui leur permette de s’épanouir dans leur vie personnelle. Cette aspiration est croissante au sein de la société française, et particulièrement chez les femmes. Les employeurs doivent donc co-construire des solutions efficaces avec leurs employés pour favoriser l’équilibre dans leur vie personnelle et professionnelle.

Ouvrir un restaurant rapide est accessible à tous, à condition de posséder une méthode rigoureuse et véritablement efficace pour franchir chaque étape sereinement. Veillez à bien connaître l’activité avant de vous lancer, et à vous former correctement. D’après plusieurs études, 9 semaines seulement sont nécessaires pour créer votre projet. Alors, qu’attendez-vous pour sauter le pas ?

 

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